%0 Thesis %A Larbi, Mohamed %D 2006 %F orgprints:8935 %I Institut de recherche de l'agriculture biologique FiBL, CH-Frick; l' Université de Neuchâtel %K compost, extrait de compost, qualité des composts, protection des plantes, maladies fongiques, Pythium ultimum, Rhizoctonia solani, Venturia inaequalis, Plasmopara viticola, matière humique des composts (acides humiques et fulviques), potentiel phytosanitaire, effet fongicide, induction de la résistance, compost, compost extract, composts quality, plants protection, fungal diseases, Pythium ultimum, Rhizoctonia solani, Venturia inaequalis, Plasmopara viticola, humic matter (humic and fulvic acids), phytosanitary potential, fungicidal effect, induction of resistance, Kompost, Kompostextrakt, Kompostqualität, Pflanzenschutz, Pilzkrankheiten, Pythium ultimum, Rhizoctonia solani, Venturia inaequalis, Plasmopara viticola, Humin Substanze (Humin- und Fulvinsäuren), Krankheitsunterdrückungpotential, fungizide Wirkung, Resistanzinduktion %T Influence de la qualité des composts et de leurs extraits sur la protection des plantes contre les maladies fongiques %U http://orgprints.org/8935/ %X Le potentiel suppressif de certains composts et de leurs extraits sur les maladies telluriques ou foliaires a souvent été démontré. L’efficacité des composts et/ou des extraits varie en fonction du type de compost et du système plante hôte-pathogène. Les raisons de cette variabilité demeurent encore en grande partie méconnues. De plus, les mécanismes d’inhibition des pathogènes par les composts et/ou les extraits de composts restent encore insuffisamment explorés. Une meilleure connaissance des paramètres influençant les propriétés phytosanitaires des composts et de leurs extraits est donc indispensable afin de pouvoir optimiser leur utilisation pour lutter contre les maladies des plantes. Les objectifs du présent travail visent (i) la caractérisation des paramètres de la qualité physique, chimique et biologique de divers composts et de leurs extraits et d’établir le lien entre ces paramètres et l’origine et le mode de leur production, (ii) détermination de l’influence de ces paramètres sur l’efficacité phytosanitaire du compost et de ses extraits (iii) la détermination des mécanismes d’inhibition des pathogènes par les composts contre les maladies telluriques et des extrais de composts contre celles foliaires (iv) détermination du potentiel phytosanitaire des matières humiques des composts (acides humiques et fulviques) contre les maladies foliaires. Les résultats obtenus montrent que la conduite du processus de compostage ainsi que l’âge physiologique de composts influencent leur qualité biologique. De manière générale, la compatibilité des composts avec la croissance des plantes augmente avec leur âge physiologique. Cet âge physiologique des composts diffère de leur âge réel (en mois), la conduite du processus l’influençant de manière déterminante. Aucune corrélation claire n’a pu être observée entre les paramètres physico-chimiques et biologiques des composts et leur capacité à protéger les plantes contre les maladies telluriques. La majorité des composts testés ont protégé les plantes de concombre contre la maladie de la fonte des semis (agent pathogène, Pythium ultimum) indépendamment du processus de compostage et des matériaux compostés. Ce potentiel suppressif semble diminuer avec l’âge du compost. Par contre, seule une minorité des composts a pu réduiresignificativement la mortalité de plantes de basilic contre Rhizoctonia solani. L’influence de la conduite du processus de compostage semble être plus importante que le degré de maturité du compost. Le mécanisme de protection contre les maladies telluriques semble être principalement de nature microbiologique. La majorité des extraits de composts a, in vivo, réduit significativement la sévérité de la tavelure du pommier (agent pathogène, Venturia inaequalis) au-delà de 40 % et du mildiou de la vigne (agent pathogène, Plasmopara viticola) (60 %). Dans ce dernier cas, l’incidence de la maladie a été également réduite (46 %). Le mode de production de l’extrait (durée et rapport d’extraction) ainsi que l’âge des composts utilisés n’ont pas influencé l’efficacité des extraits. La stérilisation du compost par autoclavage avant son extraction et de l’extrait luimême après son extraction (par autoclavage ou par filtration à 0,2 µm) n’a pas influencé l’efficacité de l’extrait. Alors que le lavage des feuilles après l’application des extraits de compost n’a pas eu d’effet constant sur le développement de la tavelure du pommier, la protection des feuilles de vigne contre le mildiou était diminuée par cette opération. L’application des acides humiques et fulviques des composts a également réduit significativement la sévérité de la maladie causée par Venturia inaequalis. In vitro, les extraits de composts n’ont pas inhibé la germination de conidies de Venturia inaequalis, mais l’ont au contraire stimulé. Par contre, l’activité de zoospores de Plasmopara viticola a été fortement inhibée par les extraits de compost (70 %), inhibition probablement due à la salinité des extraits. Contrairement aux mécanismes mis en jeu dans la protection des plantes contre les maladies telluriques, le mécanisme d’inhibition des extraits des composts contre les maladies foliaires n’est pas lié à leur activité microbienne. Le principe actif contre Venturia inaequalis doit être soluble à l’eau, thermostable et déjà présent dans le compost avant son extraction. Etant donné que les extraits des composts ne montrent aucun effet fongicide contre V. inaequalis, le mécanisme d’action passe soit par la plante (éventuellement induction de résistance), soit par l’influence de la phyllosphère. En ce qui concerne la protection de la vigne contre Plasmopara viticola, une action directe des extraits sur le pathogène semble également jouer un rôle déterminant. Les résultats obtenus mettent en évidence que les composts et les extraits possèdent un potentiel intéressant à protéger les plantes contre divers agents pathogènes. Des essais complémentaires dans les conditions pratiques s’avèrent ainsi nécessaires afin d’optimiser l’utilisation des composts et de leurs extraits et de déterminer les limites d’efficacité de ces techniques. A cet égard, l’application combinée de compost dans le sol et des extraits sur les feuilles pourrait s’avérer intéressante pour offrir une protection globale des plantes.